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Conseils pour le codage de textes hiéroglyphiques

Introduction

Comment faut-il aborder le codage d'un texte hiéroglyphique ?

En règle générale, vous avez un document source, qui peut être a) une source imprimée, composée avec des fontes hiéroglyphiques, b) une photographie ou un fac-similé du texte original, ou c) un fac-similé écrit de la main d’un égyptologue dans une publication (par exemple, les Urkunden).

Vous devez décider de quelle manière vous voulez être fidèle à l'original, et, ce n'est pas une question simple. Le premier point dont il faut être conscient est que votre texte, formaté selon le Manuel de Codage ne peut pas constituer un fac-similé, puisque d’une manière ou d'une autre, il trahit l'original. En outre, si le texte est un texte hiératique, vous êtes déjà assuré de créer de toute façon quelque chose de complètement différent. Maintenant, face à un hiéroglyphe donné, vaut-il mieux chercher la variante la plus précise, ou utiliser un signe plus « standardisé » ?

Pour répondre à cette question, il faut se demander si la variante est pertinente dans le texte et dans l'usage que vous l'intention de faire de celui-ci. Par exemple, dans les textes néo-égyptien du temple de Séthy Ier à Kanaïs, le pronom de la première personne est exprimé par plusieurs variantes du signe A40 (). Si vous avez l'intention d’utiliser le texte pour en étudier la grammaire, l’utilisation de variantes est peu pertinente. Si vous vous demandez si les scribes ont juste voulu ajouter de la diversité au texte, ou ont suivi un schéma plus précis, alors vous pourrez prendre le temps d'utiliser les codes des variantes. En règle générale, si vous êtes un débutant en égyptien, je vous conseille d'encoder le signe « standard ». Cela vous obligera à lire le texte, plutôt que d'en recopier les signes. Le problème lorsqu’on veut être très précis est qu’on rencontre de nombreux cas de variantes qui, de toute façon, n'ont pas encore leur propre code.

Lorsque votre document source est une version manuscrite d'un texte, comme dans les Urkunden, méfiez-vous d'une chose : sauf dans le cas où un signe présente des caractéristiques remarquables, un égyptologue va généralement dessiner ses hiéroglyphes de la manière la plus simple possible. Cela signifie, par exemple, qu’il va utiliser le signe V23A () au lieu du signe V22 () qui constitue ici le signe « standardisé ». Il faut en être conscient, et quand le choix d’un signe est dû uniquement à la « main » hiéroglyphique d’un chercheur, il est préférable de le représenter par sa forme « standardisée ». En revanche, lorsque l'auteur a pris la peine de tracer un signe très spécifique, il faut le respecter et cela exige alors plus de travail d’encodage.

Codage des textes hiératiques

La règle ci-dessus est encore plus importante pour les textes hiératiques. Dans ce cas précis, il n’y a aucune raison de faire la distinction entre le signe et le signe , car tous deux sont représentés de la même manière en hiératique !

Il existe également un certain nombre de particularités de l'hiératique qui méritent plus d'attention. Celles-ci ont été identifiées par Sir Alan Gardiner, dans son article “The Transcription of New Kingdom Hieratic”, JEA 15 (1929), p. 48-55. La représentation des textes hiératiques devrait montrer la façon dont les signes d'origine sont disposés, afin de permettre au lecteur de comprendre le pourquoi de la transcription.

JSesh comprend un nombre de signes qui sont utiles pour la représentation des textes hiératiques.

Signe Code Utilisation
Ff1 Signe particulier aux textes Ramessides utilisé comme une sorte de caractère de substitution. Il est différent du signe Z5 (). On peut l'obtenir dans JSesh simplement en tapant “,” (virgule) puis en validant avec la barre d'espace.
Ff100Signe non standard servant à combler des espaces utilisé pour représenter différents points que les scribes utilisent sans toutefois signifier une ponctuation
Ff101Signe non standard servant à combler des espaces horizontaux utilisé pour représenter différents signes dépourvus de sens que les scribes utilisent pour remplir des vides.

JSesh comprend également des signes spécifiques pour les chiffres en hiératiques. Dans ces textes, le déterminatif Z1 est souvent plus petit que le chiffre “1”. Une transcription hâtive pourrait faire lire l’expression comme « hrw 3 » alors que le texte original contient en fait , qui signifie clairement « hrw 2 ».

Disposition des signes

N'hésitez pas à utiliser les diverses possibilités de ligatures qu'offre JSesh. En dernier ressort, l'éditeur de groupe peut vous aider.

Quelques points intéressants :

Les signes dans le couple de signes M17-M17 sont généralement plus rapprochés que l'espacement “normal” de JSesh ne le voudrait (c'est d'ailleurs déjà une suggestion de A. H. Gardiner pour l'utilisation de ses polices en plomb. Si on écrit i*i:k (le groupe “normal” de JSesh, on obtient . Pour obtenir , il suffit de ligaturer les deux yods.

doc/fr/trucs.txt · Last modified: 2016/10/12 14:14 (external edit)